« Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne.
Le 8 mai 1945, enfin, après des années d’épreuves, d’horreurs et de combats, l’Europe était libérée de l’emprise totalitaire et génocidaire nazie.
Libérée par tous les Alliés. Libérée avec le concours des armées de la France, ‘’la seule France, [celle] qui se bat’’ et ne se rend pas ».
C’est par ces phrases que débuta le message délivré par Madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, et Madame Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants. Message lu par Roger Alémani, maire de Golbey, devant les élus, les autorités civiles et militaires, les Jeunes Sapeurs-Pompiers, une délégation du SDIS, les fidèles porte-drapeaux et la population qui s’était déplacée en nombre pour commémorer ce 8-Mai. Comme chaque année car JAMAIS nous ne devons oublier ces hommes et ces femmes qui ont donné leur vie pour notre liberté.

Et les ministres de rappeler : « Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale, souvenons-nous de l’amiral Muselier, rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème : la croix de Lorraine. Souvenons-nous des sous-mariniers du « Casabianca », déjouant la vigilance ennemie pour armer la Résistance en Corse. Et derrière eux, toutes les générations de marins qui perpétuent aujourd’hui notre puissance navale avec le porte-avions France Libre.
Souvenons-nous des commandos Kieffer, débarqués à l’aube du 6 juin 1944 en Normandie.
Honorons, sur les plages de Provence, les soldats venus d’Afrique, d’Asie et du Pacifique — tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu’à Berlin.
De Lattre qui, face à ce qu’il appelait ‘’les puissances multiples du mensonge’’, dira : ‘’Nous avons découvert tout le prix de notre civilisation en éprouvant sa fragilité’’.
Rappelons-nous Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, qui fit de sa vie une œuvre de réconciliation et de paix : l’idéal européen qu’elle nous lègue fut la réponse à la haine par la force du droit.
Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne, contre ceux qui voulurent réduire notre continent à un empire de maîtres et d’esclaves. »




Oui, souvenons-nous de tous ces héros qui n’ont pas hésité à se sacrifier. Un sacrifice qui ne doit pas être vain et qui restera dans nos mémoires alors que les conflits actuels prouvent que certains dirigeants belliqueux n’ont rien retenu des leçons du passé. « Aujourd’hui, pour que plus jamais le pire ne redevienne possible, il nous revient de transmettre aux jeunes qui s’avancent dans la vie — alors que les derniers témoins nous quittent — le ‘’patriotisme agissant’’ que le général Leclerc confiait aux hommes de la 2e DB en leur faisant ses adieux.
Transmettre cette force morale, la première arme d’un peuple qui sut, au bord de l’abîme, se redresser. Un peuple que, comme le disait le général de Gaulle, ‘’ni le malheur militaire, ni la faillite des institutions, ni le mensonge, ni la violence n’ont pu détourner de son éternelle vocation’’. »





Après la lecture de ce message, ce fut au tour de Guy Émeraux, nouveau conseiller délégué à la police et à la sécurité, de lire celui de l’UFAC (Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre) : « Le 8 mai 1945, il y a 81 ans, à Reims et à Berlin, l’armée de l’Allemagne nazie capitulait sans condition, la France étant présente aux cotés des Alliés britanniques, américains et soviétiques. La barbarie nazie enfin vaincue, les peuples d’Europe retrouvaient leur liberté et leur souveraineté. Le 8 mai 1945 portait un espoir de Paix. » Un espoir, oui, mais « aujourd’hui, nous assistons à la banalisation d’idées qui nous ont amené aux abominations de la Deuxième Guerre mondiale. Au mépris des enseignements du passé, fanatisme religieux, terrorisme, réveil des nationalismes, retour des empires, et retour de la guerre aux Quatre coins du monde nous rappellent que la Paix et la Liberté ne sont jamais définitivement acquises. »
C’est pourquoi le devoir de mémoire doit perdurer. Et que ces épisodes tragiques qui auront fait des millions de morts ne soient pas banalisés et, surtout, pas oubliés par les jeunes générations.
Les jeunes, ils étaient bien présents en ce 8 mai, devant le monument aux morts. Les élèves des écoles de Jean-de-la-Fontaine et Beaulieu sont venus déposer une rose aux côtés des gerbes traditionnelles, avant d’entonner le « Chant des Partisans », juste après que la chorale de l’Union musicale ne chante la Marseillaise, accompagnée par l’orchestre d’harmonie placé sous la direction d’Arnaud George, qui aura assuré la partie musicale de cette commémoration.
Des prestations chaleureusement applaudies par le public qui fut convié, pour conclure cette cérémonie, au vin d’honneur salle Barbelouze.

Les élèves des écoles Jean-de-la-Fontaine et Beaulieu ont participé activement à cette cérémonie.