Ils ont fait fort. Très fort… S’il est un lieu où, les sens aux aguets, le cœur, par instants, battant la chamade, les visiteurs avaient l’adrénaline en forte augmentation, c’est bien dans les salles et couloirs du fort de la Grande Haye. Un fort transformé, le temps de deux week-ends, en un antre maléfique et effrayant, un fort de la terreur ; Halloween oblige.
Les décors sont somptueux (merci Ludik Air Park), l’escape game simple (il faut découvrir des chiffres pour passer d’une salle à l’autre) mais les figurants criants de vérité dans leurs déguisements de monstres sanguinolents. Leurs cris, leurs attitudes en ont effrayé plus d’un mais il faut croire que la peur est une sensation recherchée puisque les réservations affichent complet. Alicia Collot, chargée de la communication à la ville de Golbey, pouvait se frotter les mains : le fort, dans sa configuration cauchemardesque fait toujours recette.

Et si les spectateurs, les téméraires, ont osé pénétrer ce lieu envoûtant, en famille l’après-midi, entre adultes la nuit venue (brrr…), ils peuvent dire un grand merci à Ludik AirPark, à son directeur Frédéric Simonin et à toute sa troupe. Des lutins, des monstres, des personnages plus effrayants les uns que les autres : toutes et tous ont parfaitement tenu leur rôle, celui de faire frissonner, d’effrayer un public qui ne demande que cela !
Un grand bravo donc à la municipalité, organisatrice de cet événement mais également à Ludik Air Park, aux bénévoles (superbement déguisés et grimés) qui ont accepté de se joindre à l’aventure, à la société des fêtes qui assurait l’intendance (buvette et petite restauration) et à « En avant la Grande Haye » qui participa grandement (le loup-garou donnait le « la » d’entrée) à ces deux week-ends placés sous le signe de la peur et des sensations fortes.
Deux week-ends car, samedi et dimanche prochains, 31 octobre et 1er novembre, on remet ça ! Le samedi, de 14 h à 18 h 30 pour les enfants et les familles ; le dimanche, de 20 h à minuit pour les 14 ans et plus.
« Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires / Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire / Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets / Effraient mes grands carnassiers. » (« Champagne », Jacques Higelin)























