« Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir ». Alors que sur les écrans, est projeté le superbe diptyque (« La Bataille de Gaulle ») réalisé par Antonin Baudry (« L’Age de Fer » et « J’écris ton Nom »), dans toutes les villes et villages de France, on a célébré « l’Appel du 18 juin » ; cet appel lancé sur les ondes de la BBC par Charles de Gaulle et qui allait donner naissance à la Résistance. Cette Résistance qui permit à notre pays de relever la tête grâce à un officier, condamné à mort par le gouvernement de Pétain mais qui continua la lutte et conduisit à la victoire.
Roger Alémani, maire, accompagné de plusieurs membres du conseil municipal et des autorités militaires, relaya le message de Madame Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants ; message qui rappela le sacrifice de nos soldats sur tous les fronts.
Cette commémoration, immuable, permet, à tout un pays, de ne pas oublier celles et ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté. Celles et ceux qui ont cru en ce général inconnu, qui n’ont pas hésité à le suivre dans ce projet fou de redonner son honneur à la France. 86 ans après cet Appel, la France se souvient et n’oublie pas…

« Le Gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables un cessez-le-feu était possible. Il a déclaré que, si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France, la lutte devait continuer.
Les Chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limite l’immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a dans l’univers tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres. »


